AFFAIRE JULIEN CARILLO

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Recroquevillée dans des sacs-poubelle...!



Madison Castel, 5 ans, étouffée...!

(Aucune photo du suspect n'est disponible)

Madison avait disparu du domicile familial à Eyguières dans la nuit du vendredi 5 mai au samedi 6 mai 2006. Des centaines de gendarmes, pompiers et bénévoles du village ont participé aux recherches dans la campagne jusqu'à la découverte du corps, lundi 8 mai, chez un habitant du village. Elle était recroquevillée dans un sac poubelle caché dans les toilettes.

L'autopsie "diagnostiquera que le décès est dû à une asphyxie et l'enfant n'a subi, d'un premier abord, aucune violence sexuelle. Des analyses complémentaires seront demandées à partir de prélèvements effectués sur l'enfant.

 

Tentative de suicide...ratée...!

Le procureur déclarera « Tout est possible. Rien ne permet de dire que cela s'est passé comme ceci ou comme cela », a-t-il ajouté. Selon certaines sources, la fillette a été étouffée par du papier, mis dans sa bouche pour la faire taire.
Ce lundi 8 mai, à l'arrivée des gendarmes chez lui pour des vérifications de routine, l'homme âgé de 24 ans avait tenté de se suicider, se portant un coup de couteau dans la gorge. Hospitalisé à l'hôpital militaire Laveran, après sa tentative de suicide alors que les gendarmes venaient perquisitionner son domicile, le jeune homme de 24 ans a été transféré à l'hôpital Sainte Marguerite à Marseille, qui dispose de cellules adaptées, où il a été opéré de la trachée le mardi 9 mai.
 Le jeudi 11, Carillo n'était toujours pas en état de répondre... les médecins n'avaient pas jugé son état de santé compatible avec une audition.
Enfin, Julien Carillo « est sorti de l'inconscience et nous avons l'autorisation de l'équipe médicale » de l’auditionner, a déclaré Antoine Paganelli, le procureur de la République de Tarascon. « La garde à vue lui a été notifiée avant le début de l'audition ce matin », a expliqué le magistrat qui fait valoir qu'« on n'a pas pour l'instant de grandes évolutions » dans l’enquête.

Pourquoi...?

Les enquêteurs espèrent qu'il pourra leur en dire davantage sur les circonstances de l'enlèvement et de la mort de la fillette ainsi que sur ses mobiles. « Il sort d'une sorte de sommeil, on le prend au lever du lit, encore dans un état qui peut permettre de penser que ce qu'il nous dit, est à prendre avec précaution » en raison de l'effet possible des médicaments, a déclaré le procureur.

   

Jeune homme discret...trop discret...!!

Originaire de Port-de-Bouc, Julien Carillo vivait avec sa mère et son petit frère dans un mas entouré de hangars agricoles, à environ trois kilomètres de la maison des parents de Madison. Chez lui, les gendarmes n'ont retrouvé qu'une ancienne fiche de paie attestant que le jeune homme avait travaillé comme ouvrier métallurgiste. Avant cela il avait été jeté du Bar du Progrès parce qu'il y trafiquait du cannabis. Un homme faisait parti de la "bande" : Stéphane Castel, le père de Madison...! Selon divers témoignages, il est décrit comme un garçon plutôt casanier : «Du genre à rester à la maison plutôt qu'à passer sa vie dehors, sans amis proches ni bande de copains comme on en voit souvent dans les villages provençaux», selon Antoine Paganelli.

 
Bien que diverses rumeurs lui aient prêté une liaison avec la mère de Madison, cette dernière a apporté un ferme démenti à ces allégations. Elle a en revanche révélé que Julien Carillo était venu chez elle à plusieurs reprises. Sa dernière visite remonterait au Nouvel An. La mère de Julien Carillo, placée en garde à vue lundi, affirme qu'elle ne s'est pas aperçue de la présence du corps de Madison dans sa maison. Elle soutient que son fils n'avait un comportement anormal ni depuis la disparition de la petite fille, ni même les jours précédents.

(Alexandre Nasri pour Le Figaro)

Les faits...

Après être en état de répondre aux enquêteurs il reconnaît avoir kidnappé Madison, mais il nie l’avoir tué. Julien Carillo a été mis en examen pour "enlèvement, détention et séquestration de mineur de moins de 15 ans, suivie de la mort de la victime". Il a été placé sous mandat de dépôt. Le parquet a également ouvert une information judiciaire des mêmes chefs.



La maison de l'enfant...
  
Les déclarations du suspect sont assez chaotiques. Entendu pour la première fois vendredi par les policiers, il s’est à plusieurs fois contredit. Il a reconnu "avoir enlevé l'enfant vers 1h30 dans la nuit du 5 au 6 mai" au domicile de Madison, à Eyguières, dans les Bouches-du-Rhône. Il a d’abord indiqué avoir commis l'acte d'homicide "sur un coup de folie", indiquant ne plus bien se souvenir. Madison est morte étouffée par un mouchoir en papier. Le ravisseur lui a mis dans la bouche pour que l’on entende pas ses pleurs. Est-elle morte asphyxiée par ses sanglots ou a-t-elle volontairement été étouffée ? Il est impossible de le dire pour l’instant. Julien Carillo est resté muet lorsque les enquêteurs l’ont interrogé sur les motivations de son acte. Dimanche, à l'issue de sa garde à vue de 48 heures, le procureur de la République de Tarascon, le juge d'instruction, un juge des libertés et de la détention ainsi qu'un greffier se sont rendus à son chevet pour lui signifier le déroulement de la procédure. Il devrait être entendu dans les prochain jours afin de connaître le déroulement précis des faits. En vertu de l'article 224.5 du code pénal que la justice a retenu, le suspect est passible de la cour d'assises et encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

En juin 2007 il est déclaré responsable de ses actes...

En dépit des propres affirmations de Julien Carillo à la juge d'instruction: "J'ai eu un coup de folie, je l'ai tuée. Je suis un psychopathe, c'est un médecin du Service médico-psychologique régional des Baumettes qui m'a dit ça. Je ne sais pas ce que ça veut dire". Le jeune ouvrier répond lorsqu'on lui demande ce qu'il pense des faits: "Je suis un monstre, je regrette. Je préfère mourir".

L'expertise du Dr Tirode éclaire difficilement la personnalité de ce jeune homme, âgé de 25 ans, présenté par ses collègues de travail comme
"poli, gentil, respectueux", malgré quelques excentricités comme se promener avec un boa autour du cou. L'expert note un "seuil de patience très limité". Lorsque l'interrogatoire de la juge tente d'éclaircir ses déclarations contradictoires, il rétorque, irrité: "Ben écoutez, mettez une version, jugez-moi et qu'on en finisse!" Son "roman" familial est "marqué par des épisodes morbides" : l'assassinat de sa grand-mère paternelle par un voisin, la rupture d'anévrisme qui, lorsqu'il avait treize ans, a rendu sa mère handicapée.



Lors des recherches...

Mais l'expert laisse sans réponse les grandes interrogations de ce dossier. Le mobile de l'enlèvement reste inconnu. Et la mort donnée à Madison incompréhensible, justifiée par un bien trop court:
"J'ai paniqué". Ne l'ayant pas vue depuis cinq mois, Julien Carillo s'était rendu nuitamment chez la mère de Madison qui dormait dans une chambre avec son petit frère, avait emmené l'enfant dans sa voiture à bord de laquelle il dit avoir tourné plusieurs heures. "Dans la voiture, je me suis dit: Qu'est-ce que je fais?"

Le corps de l'enfant avait été découvert chez Julien Carillo, dans un sac plastique. Morte étouffée par du papier toilette placé dans la bouche, un sparadrap sur les lèvres. Puis l'auteur des faits assure lui avoir plaqué un coussin sur le visage.Interrogé sur son geste, le jeune homme a livré ses réflexions, cette nuit-là:
"Si je la ramène à sa mère, elle porte plainte. Quand je l'ai vue dans mon studio, j'allais pas dire ça à ma mère, voilà, je l'ai tuée".



Procès début 2008...?

La juge d'instruction de Tarascon, Stellina Boresi, vient de clore son instruction et renvoie Julien Carillo devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône pour enlèvement et séquestration suivis de la mort de la victime. Un crime qui lui fait encourir la réclusion criminelle à perpétuité. La disparition de l'enfant avait suscité un émoi national et provoqué un plan de recherches sans précédent. C'est la mère de Madison qui avait finalement conduit les gendarmes vers Julien Carillo, un garçon qui souhaitait entretenir avec elle une relation intime.

Lorsqu'ils s'étaient présentés à son domicile, le jeune homme avait demandé l'autorisation d'aller chercher une cigarette. Il s'enfermait alors dans sa chambre et se plantait un couteau dans la gorge. C'est alors qu'était découvert le corps de l'enfant, morte étouffée par une boulette de papier puis par un coussin qui avait été maintenu sur son visage durant plusieurs minutes. Dès l'enlèvement, Julien Carillo avait pensé qu'il allait la tuer.

"J'ai eu peur, comme je l'ai pas violée ou quoi, j'ai eu peur qu'elle dise à sa mère que je l'avais amenée chez moi. Je l'ai amenée chez moi et je l'ai étouffée. Parce qu'il n'y avait plus de solution." Durant ce week-end d'inquiétude collective, Julien Carillo n'avait laissé paraître aucun trouble, jouant à la Game boy avec son petit frère ou commentant les informations sur la disparition de Madison en ces termes: "Moi, on fait ça à mon frère, je tue le mec." Devant le juge, Julien Carillo confiait: "Je suis un monstre, je regrette et je préfère mourir."
Alors que le procès pourrait se tenir au cours du 1er trimestre 2008, les avocats déplorent des lacunes. Myriam Gréco, pour Julien Carillo, regrette qu'une contre-expertise psychiatrique n'ait pas été effectuée tandis que Béatrice Zavarro, défenseure de Stéphane Castel, père de Madison, souhaitait des investigations supplémentaires pour lever le doute sur l'heure de la mort de l'enfant.

(Par Luc Leroux pour "La Provence")

L'affaire est en cours d'instruction. De ce fait Julien Carillo reste présumé innocent...



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Début du procès aujourd'hui 28 avril 2008

Julien Carillo, 26 ans, a tout avoué rapidement. Mais jamais il n'a expliqué les ressorts de son geste fou. Pas un mot face aux centaines de questions posées pas la juge d'instruction Stellina Boresi. Dans la nuit du 5 au 6 mai 2006, cet ouvrier sidérurgiste a enlevé, après une soirée de beuverie, de consommation de cannabis et d'errance, Madison Castel, 5 ans, dans la maison de sa mère Jessica Brusco. Une porte donnant sur le jardin était restée ouverte. Le jeune homme est jugé devant la cour d'assises d'Aix-en-Provence.
La nuit du drame, ce fils et frère de policiers a emmené Madison dans l'ancienne ferme qu'il occupait au bout du village avec sa mère et son petit frère. Par peur d'être accusé de rapt, dira-t-il, il a alors décidé de faire taire l'enfant qui réclamait sa maman. Il a enfoncé du papier toilette dans la bouche de la petite avant de la baillonner avec du ruban adhésif. Mais elle a résisté et elle s'est débattue. Julien Carillo a alors saisi des coussins pour l'étouffer. La petite fille a été victime d'une "asphyxie lente", selon les médecins légistes.

Lors des recherches de la petite fille (Sipa)

Puis le meurtrier a mis son cadavre dans deux sacs-poubelle qu'il a déposé dans les toilettes. Pendant deux jours, le corps de Madison est resté là, et Julien a dormi dans la chambre attenante, s'occupant avec attention de son petit frère pendant le week-end. C'est la mère de Madison qui a mis les gendarmes sur sa piste. Alors que tout le village et la propre mère de Julien participaient aux battues dans les bois et sur les innombrables canaux de la plaine de la Crau, Jessica s'est souvenue que le jeune homme s'était rendu à l'improviste chez elle dans le passé. Julien avait tenté de nouer une relation amoureuse avec elle un an auparavant. En vain.
Une heure après le témoignage de Jessica, les gendarmes se présentent chez Julien. Quelques minutes plus tard, celui-ci se plante un couteau de cuisine dans la gorge.



Le père de Madison.

Cette tentative de suicide inaugure une longue période de silence pour Julien Carillo, par ailleurs décrit comme un mythomane s'inventant des vies au Brésil ou en Argentine, alors qu'il faisait les trois huit dans une acierie de Port-de-Bouc. "Un silence qui reste une grande frustration pour la famille de Madison. Pour l'accusé, la page est déjà tournée, et il ne laisse transparaître qu'une exaspération déroutante. Il est dans la banalisation de son acte", s'indigne Maître Béatrice Zavarro, l'une des défenseurs de la famille de la victime.
Selon les experts psychiatres, Julien Carrillo est indemne de toute maladie mentale. Son avocate, Maître Myriam Greco, avance, elle, "un roman familiale troublé par des tragédies. Julien Carillo n'a pas eu les codes pour achever de construire sa personnalité, d'où cette impossibilité de communiquer déroutante". Lors du procès, chacun espère encore obtenir un mobile pour le meurtre de Madison.



Maître Myriam Gréco

Le Parisien.


Verdict du 02 mai 2008

- Haut de page -

Julien Carrillo a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle assortis d'une peine de sûreté de 18 ans par la cour d'assises des Bouches-du-Rhône, pour l'enlèvement et le meurtre en mai 2006 à Eyguières de Madison, une fillette de 5 ans.

"La cour et le jury condamnent à la majorité absolue l'accusé Julien Carrillo à 30 ans de réclusion criminelle et portent la peine de sûreté à 18 ans", a annoncé le président de la cour, Jean-Pierre Deschamps, lisant le verdict.

Meurtre de Madison: Julien Carrillo condamné à 30 ans de réclusion

Les parents de Madison Stéphane Castel et Jessica Brusco.

La mère de la victime, Jessica Brusco, a alors éclaté en sanglots tandis que le père, Stéphane Castel, hurlait sa colère, lançant des invectives à l'accusé et le menaçant de mort.

L'avocat général Joachim Fernandez avait auparavant requis la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 20 ans contre Julien Carrillo qui a avoué le meurtre de Madison. "Il ne peut pas y avoir de circonstances atténuantes pour Julien Carrillo", avait-il lancé.

Dans la salle d'audience, après le verdict, la mère de Madison est allée s'entretenir avec l'avocate de l'accusé, Me Myriam Greco. L'avocate, émue jusqu'aux larmes après sa plaidoirie, avait demandé aux jurés de reconnaître "des gradations dans l'horreur", en allusion implicite à Michel Fourniret qui revendique ses crimes devant la cour d'assises des Ardennes alors que Julien Carrillo affirme avoir tué "dans un coup de folie" et dit regretter son acte.

PLUS JAMAIS CA....!!!!

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