DOUGLAS IV - DC 3

(Source Le Triangle des Bermudes) - Autre source : voir milieu de page.

Le 27 décembre 1948, à 19h40, un Douglas DC-3 se pose à San Juan au terme d’un vol en provenance de Miami. Le commandant de bord signale que le phare d’atterrissage ne marche pas, et que les batteries sont déchargées et manquent d’eau. Mais ne voulant pas retarder le vol, le commandant de bord décide de repartir quand même : les batteries se rechargeront en vol grâce aux générateurs des moteurs.

Pendant le roulage, l’équipage se rend compte qu’il ne peut pas transmettre par radio. Les batteries étaient tellement faibles que l’avion ne pouvait que recevoir les communications de la tour de contrôle, et pas les envoyer. Malgré tout, à 22h03, le vol NC16002 décolle. Après quelques minutes de vol, l’équipage peut à nouveau transmettre : le commandant de bord informe la tour qu’il met le cap sur Miami.
La visibilité est bonne, et la météo clémente. Mais très vite, l’avion ne répond plus aux appels de la tour. A 23h23, le contrôle aérien océanique entend un message de routine du DC-3 : l’équipage se signalait à 2500 mètres d’altitude, et à 1100 km de Miami. Il pensait arriver à destination à 4h03. Pendant la nuit, d’autre message de routine seront entendus.

Modèle de Douglas IV


A 3h40, le commandant de bord se signale à 80 km au sud de Miami. La transmission n’a pas été reçue par le contrôle de Miami, mais fut reçu par un centre de contrôle situé à 1000 km de Miami. Le centre transmit donc l’information à Miami. Il est cependant possible que les pilotes n’étaient pas là où ils croyaient être. Le ciel est clair, mais le vent, qui soufflait du Nord Ouest vient de tourner et souffle maintenant du Nord Est. Miami transmet donc cette information au vol NC16002, mais nul ne sait si elle a été reçue. Sans connaissance de ce changement de vent, l’avion aurait pu dériver de sa trajectoire de 80 km. Autre source : (Un message parvint à la tour de contrôle de Miami à 4 heures 13. Il annonçait : "Nous approchons du terrain. Nous n'en sommes qu'à 50 miles au sud. Maintenant nous aperçevons les lumières de Miami. Je serai bientôt prêt à reçevoir les instructions d'atterrissage". Il est particulièrement étonnant qu'aucune explosion, aucune lueur n'ait été aperçue et qu'on n'ait pas enregistrer de S.O.S. Par ailleurs, l'avion disparut au-dessus des Keys de Floride où les eaux sont claires et où les profondeurs ne dépasse pas les 6 mètres, ce qui aurait dû permettre le repèrage de l'épave.)  Des recherches sont très vite lancées, mais aucune trace du vol NC16002 n’est retrouvée. 
Le 15 juillet 1949, le rapport d’enquête est émis. Les enquêteurs ont relevé plusieurs facteurs qui pourraient être en cause dans cette disparition :  Bien que l’avion était conforme à la réglementation et que les tâches de maintenance étaient faites régulièrement, le carnet de maintenance de l’avion était incomplet.

Le commandant de bord avait signalé que les batteries de l’avion étaient déchargées et manquait d’eau. Elles ont été remplies d’eau avant le départ, mais pas rechargée.L’avion décolla de San Juan avec une masse de 53 kg au-dessus de la masse maximum autorisée.  Un message concernant le changement de direction du vent a été envoyé par Miami au DC-3. On ne sait pas si le message a été reçu par les pilotes.  Les systèmes électriques du DC-3 ne fonctionnaient pas correctement au départ de San Juan.  L’épave n’ayant pas été retrouvée, le bureau d’enquête conclut qu’il n’y a pas assez d’informations pour expliquer les circonstances et les causes de la disparition du vol NC16002. Cet "incident" fit 32 victimes.

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