LE MANOIR DU CHASTENAY

Sur la nationale 6, entre Auxerre et Avallon, l'automobiliste descendant vers le sud traverse la petite ville d’Arcy sur Cure. Un hameau, le Val Sainte-Marie; domine légèrement le bourg. C'est là que vous trouverez le manoir du Chastenay, autrefois connu sous le nom de Château du Lys. Situé à l'embranchement de la route romaine d'Agrippa et de celle qu'empruntaient les pèlerins de Compostelle, le manoir est également le théâtre d'opérations supra normales. Des bruits étranges s'y font entendre « sorte de borborygmes géants ». Une dame blanche, le fantôme probable d'une dame d'Estut-Assay, châtelaine à l'époque de la révolution), a souvent été aperçue à l'une des fenêtres du manoir.

 

Lorsque le propriétaire du manoir, Gabriel de la Varende, a récupéré dans les années 1960 une demeure en piteux état, il était loin de se douter des extraordinaires phénomènes dont il allait être le témoin. Et pourtant, à postériori, il est persuadé que le destin ne lui a pas fait croiser la route de cet édifice par hasard… « Je crois, explique le comte de la Varende, qu’une volonté supérieure exigeait que le manoir du Chastenay me revînt. C’est elle sans doute qui, un an auparavant, m’avait poussé à faire établir mon arbre généalogique, ce qui me permit de découvrir ma filiation bourguignonne et, par voie de conséquence, me permit d’hériter du manoir. »

L’actuel manoir du Chastenay date de 1349 et doit son édification à Guillaume d’Aulenay. Il est bâti au-dessus d’un réseau de grottes souterraines inondées et à l’intersection de deux routes symboliques : la route romaine d’Agrippa reliant Lyon à Boulogne par Autun et celle du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle depuis l’Allemagne et passant par Troyes. Cette localisation n’est pas innocente puisque le château a été conçu comme une « cage de Faraday » favorisant la rencontre entre les forces terrestres et les forces célestes. Ainsi exposés à de puissants courants telluriques, les habitués du château reconnaissent profiter de leur influence bénéfique contre la fatigue et la déprime.

Boiseries et...

Peut-être s’agit-il également d’une condition indispensable à la réalisation de travaux alchimiques ! La demeure serait un haut-lieu de l’alchimie médiévale. Force est de constater la présence de nombreux symboles et peintures en rapport avec le Grand Œuvre qui consistait à transformer le plomb en or : « Tous les symboles se rattachant à la fabrication de la pierre philosophale sont inscrits dans la maison, estime le comte de la Varende, et, pour quelqu’un qui est initié, le fait est extrêmement troublant. » (6) Comme pour les cathédrales, la recette secrète serait donc dissimulée sur les murs de manière hermétique ? Au-dessus de la porte des sages, dans la tour Saint-Jean qui permet d’accéder à l’intérieur du château, on distingue très nettement plusieurs figures allégoriques sculptées sur le porche. Et dans l’unique salle accessible au public, on peut admirer une série de peintures sur bois (dont la préservation semble difficile) représentant la vie d’un saint.
 

....lambris.



Le Chastenay est également fier d’abriter une « dame blanche » dont l’identité demeure un mystère. En effet, contrairement aux légendes associées à ces spectres dont on connaît toujours le nom et la cause du décès pour expliquer la hantise, rien ne permet de savoir qui est la forme baignée de lumière que l’on aperçoit parfois aux fenêtres ou dans le parc. D’après Gabriel de la Varende, il s’agirait d’une descendante directe d’une famille d’origine écossaise. Adulée par les paysans, elle n’aurait jamais pu se séparer de sa demeure, malgré les troubles de la Révolution et surtout… malgré sa mort !

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