LE PRIEURE MAUDIT

Un fantôme bien bavard...!

C'est dans une grande maison du XVII° siècle à S...qui était autrefois le domicile du Prieur, chef d'une communauté religieuse expropriée à la révolution, que se déroula les évènements. Madame V. avec ses 2 fils (comme je les désignent comme le fait leur mère par leur prénom Jean et Gaston), emménage en cette sorte de gentillhommière le 06 juillet 1955, qutre jours après, un fântôme lui apparut dans sa chambre à coucher qui avait été celle du prieur. "Que c'est-il passé, déclare-t-elle depuis cette nuit du 10 juillet 1955 où, pour la première fois, j'ai vu se glisser dans ma chambre une ombre floue, formée de brouillard opaque, derrière laquelle il semblait y avoir une lumière. Cette ombre de forme humaine, portait une longue robe et une pèlerine et avait la tête recouverte d'un capuchon. L'ombre s'est avancée vers moi. Saisie de frayeur, je me suis assise sur mon lit, le dos collé au mur. J'étais glaçée et cependant, je suais. L'ombre s'est avancée jusque devant la cheminée jusque devant la cheminée puis s'est agenouillé et j'ai alors entendu le bruit de ses genoux rencontrant le parquet. Elle s'est prosternée 3 fois, les mains jointes, dans un geste d'implorations. J'ai voulu me lever, appeler, mais aucun son n'est sorti de ma gorge : une terreur indescriptible me tenait clouée là où j'étais. L'ombre s'est relevée lentement et s'est dirigé vers la porte donnant sur un petit cabinet qui se trouve au pied d'une alcôve. Quelques secondes ont passé puis j'ai entendu nettement comme la chute d'un corpe sur le carrelage du cabinet.  Puis elle est revenue plusieurs fois et je me demandais si elle ne venait pas toutes les nuits pendant mon sommeil et avant que nous n'ayons emménagé.

Cette forme rappelait celle d'un moine très vieux. Je me demandais qui était cette forme et d'où venait-elle ? Pendant quelques temps,la forme n'apparut plus, si bien que j'eu des regrets de ne pas avoir tenté d'entrer en contact avec lui. Mais un soir mon voeu allait être exaucé. Je venais d'éteindre ma lumière quand le moine fit son apparition. Il paraissaît vieux et une forte odeur de moisi, qui me prit à la gorge, était entrée avec lui. A mon grand effroi, j'ai entendu qu'il pleurait et j'ai vu les épaules secouées par de gros sanglots. A chaques fois qu'il cognait son front par terre, une voix indescriptible, qui semblait venir de loin, s'élevait en disant : "Mon Dieu, miséricorde, ayez pitié de moi, ayez pitié, mon Dieu, pardonnez-moi". Je résolus de lui parler, malgré la peur terrible que j'avais. Mais je n'eu pas à le faire, car se tournant vers moi, il me dit : "Que faîtes-vous ici, peronne n'a le droit de troubler la quiétude de cette maison qui a été construite par des religieux pour des religieux et pour servir à la plus grande gloire de Dieu." Mais vous-même mon père, pourquoi êtes-vous ici", lui répondit-je. Etes-vous un être normal ?. "Ma pauvre enfant, me répondit-il, il y a des siècles que je prie ici et je ne prierai jamais assez pour effacer mes pêchés, pour faire oublier les souffrances dont je suis responsable et les crimes que j'ai laissé commettre au nom de Dieu et de la religion". C'est alors qu'il me demanda : "Avez-vous donné à boire au prisonnier ?". Quel prisonnier et où est-il ?. "Dans le cachot à côté du refectoire du couvent". 

Il me raconta la longue et pénible histoire d'un homme mort de faim et de soif dans ce cachot. C'est aussi cette même nuit qu'il me demandât  :"Pourquoi laisse-vous la statue de Notre-Dame-au-Flambeau parmi les gravats et les détritus ?. Elle se trouve aux environs de l'oratoire. Cherchez, vous en trouverez les morceaux. Bien qu'elle ait été mutilée, remettez-là à sa place dans la niche de l'oratoire. C'est là que, pendant des siècles, les foules sont venues l'honorer, l'implorer les jours de fêtes maritales. Rendez-lui la place et le culte dont elle avait été entourée jusqu'à ce que des vandales l'est massacrée". Je promis de faire ce qu'il m'avait ordonné. Madame V. ne parla à personne de son aventure et pretexta une raison futile pour rechercher avec ses deux fils, les morceaux de la statue. Et le moine disait vrai, car ils découvrirent, le long du mur de la chapelle, un réduit ayant l'allure d'un cachot. Cependant certains faits ne devaient pas tarder à éveiller l'attention des deux fils de Madame V. D'abord, l'extrême fatigue et l'amaigrissement de leur mère, car encore pendant 11 nuits elle fut réveillée par l'apparition du fantôme. Puis sa décision de quitter la chambre du Prieur, pourtant très belle, fut prise. Car les phénomènes s'empiraient.

"Avant-hier, note Madame V., les bruits habituels s'étaient tus, j'entendis des bruits sourds et me demandai d'où ils pouvaient provenir. Vers 11 heures, ils se firent plus violents. Jean et Gaston se levèrent et firent irruption dans ma chambre me demandant ce que cela signifiait. Je leur répondis que je n'en savait rien. Mes fils se doutaient-ils de quelque chose ?. Plusieurs nuits les bruits étaient très violents et mes 2 garçons malgré une chasse acharnée ne trouvèrent rien. Puis c'est l'apparition d'un autre fantôme, un évêque, car je reconnus le mitre sur sa tête, qui vint troubler le calme de la maison. Il me pria de m'en aller. Mettant mes fils au courant, jamais ils ne voulurent me croire prétextant que je rêvais. Ayant repris ma chambre, mes deux fils entendirent bientôt tous les bruits que j'entendais auparavant. "Que peut-il se passer là-dedans ?" rétorquèrent-ils. Bientôt ils virent tous deux le fameux moine. Jean, traumatisé par l'appration d'une nuit, dût passer 15 jours à Paris loin de la maison pour se remettre de ses émotions. Il était devenu pratiquement muet. Entre temps on retrouva une partie de la statue de la vierge à l'endroit indiqué par le fantôme. Jusqu'au soir du 12 janvier 1957, rien ne se produisit, lorsque soudain, je vis le fantôme et une longue conversation intervint entre nous deux. Il me repprocha de ne pas avoir reconstitué la statue entièrement. "Retrouvez-là et quand ce sera fait, priez là beaucoup pour moi. Elle seule me délivrera de mes tourments". Quelques temps après la statue fut reconstituée et placée sur la cheminée du Prieur et entourée de feuillage et de luminaires.

Après quelques mois de calme, le fantôme réapparut et donna des explications historiques concernant le Prieuré et fait quelques prédictions générales. Le 26 octobre 1959, mon fils réussit à faire une très bonne photo de la silhouette. Vers la fin novembre, une nuit vers 2 heures 10 alors que je rentrais de Moulins avec Jean, nous vîmes le fantôme debout sur le petit palier, à l'endroit même où un an plus tôt il m'était apparu. Résolue cette fois, je montai l'escalier et après qu'il eut prononcé quelques mots, je fermai les yeux et je plongeai mes mains à l'horizontale au travers de la forme à la hauteur de la ceinture. Je ressentis un choc estrêmement violent au même endroit de mon corps. Je me sentis suffoquer. Presque aussitôt mes mains se mirent à enfler et à me brûler intensément comme s'il se fût agi de brûlures de froid. Le lendemain matin, je ne pouvais plus du tout remuer mes doigts, tant mes mains étaient gonflées et avec d'infinis précautions, Jean dût scier les deux bagues que je portais. Pendant au moins 2 mois, mes mains restèrent enflées et de petites brûlures parallèles, ressemblant à des griffures, furent visibles sur mes mains. La dernière fois que je l'ai vu c'était en mars 1960. Il était là sur le palier levant en l'air ses moignons de bras sans mains et implorant : "Délivrez-moi de ce carcan". Je fis quelques pas vers lui et lui demandant comment faire : "Je suis mort, me dit-il, sans le secours de la religion. J'ai été tué ici par des reitres à quelques pas de l'endroit où j'ai laissé martyriser et mourir un homme. J'ai eu les mains coupé&es et j'ai été enfoui avec d'uatres religieux entre l'église et les bâtiments. Faîtes sur moi de grands signes de croix et jetez sur moi de l'eau bénite". Malheureusement je n'en avait pas. Et depuis un an, je ne l'ai pas revu.". C'était en 1961.

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