OVNI - A320 Cdt Duboc Jean-Charles - 1994

Le vendredi 28 janvier 1994 les 24 passagers de l'Airbus A320-111 piloté par le commandant Jean-Charles Duboc s'envolent de Nice à destination de Londres.

Il est 13:13. Duboc raconte :

Nous sommes en vol de croisière vers Coulommiers , à 11 700 m d'altitude, par d'excellentes conditions métérologiques, avec une visibilité de 200 à 300 km et une couverture nuageuse d'alto cumulus recouvrant la région parisienne. Un stewart se trouve dans le poste de pilotage à cet instant. C'est lui qui voit le 1er un objet dans le ciel. Il s'exclame : Un ballon météo ! Ma copilote Valérie Chauffour l'identifie elle-aussi, dans un 1er temps, comme un ballon météo. Je suis le 3ème et le dernier à le voir. Par contre, je l'identifie comme étant un avion en virage à 45 ° d'inclinaison, en fait avant qu'il n'ait les ailes à l'horizontale... L'excellente visibilité me permet ensuite d'estimer que cet objet plutôt étrange est à une distance de 46 km , à une altitude d'environ 10 500 m dans nos 10 h, c'est-à-dire au nord-ouest, pratiquement à la verticale de Paris.

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Reportage France 2

Comme nous poursuivons notre route et que nous
maintenons notre cap, nous l'avons alors dépassé et je peux remarquer sa couleur rouge brunâtre, avec des bords légèrements flous, et surtout une taille immense que j'estime à près de 1000 m de diamètre pour une épaisseur de 100 m ! En effet, à une telle distance, un avion de ligne n'est qu'un point minuscule ! Cet objet semble être un gigantesque disque, sans détails apparents, ni aile, ni gouvernes ou moteurs, que nous pouvons voir sous plusieurs angles pendant près de 1 mn.

La copilote, elle, voit la lentille se flouter puis évoluer vers une forme de "chevron". Alors que Duboc considère que l'objet était quasi-immobile et que son avion l'a dépassé (sans mentionner de changement de taille, toutefois), elle considère qu'il se déplaçait à la vitesse de l'avion, restant toujours à peu près à la même position à gauche de l'avion. L'objet passe non loin se l'avion, en-dessous de lui.Lorsque nous le laissons sur l'arrière gauche de notre appareil, je le vois soudain devenir transparent et disparaître sans bouger. Nous contactons immédiatement le centre régional de contrôle de Reims pour savoir s'il dispose d'informations radar sur ce que nous avons vu.



Le contrôle aérien, qui a été en relation radio avec l'avion, leur demande de faire un rapport circonstancié sur cette affaire, mais ils ne le feront pas :
Comme il me semblait difficile de témoigner sur un tel phénomène mystérieux et inexpliqué, j'ai refusé, dans un premier temps, d'écrire un rapport sur cette étrange rencontre. L'avion arrive à Londres 1 h plus tard. Le Centre régional de la navigation aérienne (CRNA) Nord instruit le cas du vol AF 3532 (il n'en aura traité que 3 depuis 1992, bien que traitant 3000 mouvements par jour). Le CODA fait transmettre au pilote l'obligation de déposer un compte-rendu à la gendarmerie, mais Duboc ne le fait pas.Jean-Jacques Vélasco (GEPAN), qui n'a pas entendu parler de l'affaire (!!), se rend un jour au CCOA (Le Centre de Conduite (Commandement) des Opérations Aérienne françaises) au sujet d'une autre affaire. Le capitaine chargé de cette dernière lui communique le dossier en question et lui demande : Est-ce que vous êtes au courant de l'affaire du 28 janvier 1994 ? Vélasco n'a pas été informé de cette affaire. Il la classe d'abord comme PAN (Phénomène Aérospatial Non-identifié) C : pas assez d'informations.

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Emission 30 histoires mystèrieuses.

Un journaliste, ancien pilote de l'armée de l'air, demande et obtient plus d'informations. Il parle de l'affaire dans un article. A l'occasion, Duboc
apprend que le CCOA a enregistré au même moment une piste radar initiée par le centre de contrôle de Cinq-Mars-la-Pile correspondant au lieu et à l'heure au phénomène observé. Selon l'article, la piste radar croiserait bien la trajectoire du vol AF 3532 et ne correspondrait à aucun plan de vol déposé : "C'est un article paru 3 ans après cet incident, le 13 février 1997, dans la revue Paris-Match, qui m'obligera à sortir de mon mutisme et à rédiger un rapport, 8 jours plus tard, à l'intention de ma hiérarchie et des autorités du SEPRA au CNES de Toulouse, pour corriger quelques erreurs et apporter des précisions sur cette rencontre. Cet article m'a aussi appris que cet immense objet dans le ciel parisien a laissé une signature radar enregistrée par les installations militaires de Taverny (photo ci-dessous)."

En 1999 débute l'enquête officielle du SEPRA. Hormis le stewart, 3ème témoin, qui n'est pas retrouvé (la composition des équipages d'Air France n'est conservée que 3 ans), Duboc et la copilote, Valérie Chauffour, sont rencontrés et interrogés par téléphone à plusieurs reprises, jusqu'au 14 juin 2000. Au cours de cette période et au fil des calculs, les données relatives à la taille, distance vont évoluer.D'abord la position, déclarée par Duboc à 10 h (30 ° devant) au début et 8 h (30 ° en arrière) à la fin de l'observation, implique que les 2 positions de l'avion au début et à la fin de l'observation forment avec l'objet un triangle aux angles de 60 °. L'avion de Duboc ayant parcouru 11 miles nautiques pendant l'observation (2 mn maximum, à à 330 noeuds), le triangle équilatéral ainsi formé devrait impliquer aussi une distance de 11 miles nautiques avec l'objet, et non 25.

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Emission du 30 mars 2007 sur France 3 (9 minutes)

Ceci amène à corriger le témoignage en envisageant que 1) l'angle de vision de début et de fin de l'observation était plus faible ou 2)
l'objet n'était pas immobile mais en mouvement, à une vitesse de 420 noeuds (ce qui ne colle pas avec la trace radar non identifiée à 180 km/h). Quoi qu'il en soit, ces éléments donnent un poids supplémentaire au témoignage de la copilote, qui a vu l'objet constamment vers 9 h, et donc en mouvement dans la direction opposée.L'extrapolation de taille faite à partir de la dimension apparente donnée par Duboc est également revue à la baisse. Indépendamment de la 1ère estimation de 1000 m donnée par Duboc, l'analyse de la dimension apparente donnée (la moitié du diamètre de la Lune, soit 15 mn d'arc) indique un rapport de 0,004 entre taille et distance, soit 200 m si l'objet était bien à 25 miles nautiques, près de 90 m s'il était à 11 miles nautiques, 40 cm s'il était à 100 m, etc.



Dans le même temps Velasco se rend au CCOA de Taverny pour superposer le témoignage avec des données radar. Les pistes de l'avion et de l'écho non identifié sont examinées. Ce dernier a été détecté par le radar d'azimut, mais pas celui d'altitude. Alors que l'avion évoluait à 330 noeuds (200 km/h, puis à 150 km/h puis à 0 km/h), et d'une taille estimée entre 200 et 300 m (inférieure donc aux estimations de l'équipage). Seule l'altitude ne peut être confirmée (non détectée) par le radar, qui a également détecté la "disparition" de l'objet (non détecté au "tour" de 10 s suivant) au bout de 50 s. D'après Vélasco, les investigations menées au CCOA permettent d'exclure l'hypothèse du ballon météorologique.

COMETA

Par la suite le rapport est transmis au COMETA : J'ai été entendu pendant près de 1 h 1/2 par le groupe présidé par le général Denis Letty. Après avoir discuté sur l'observation, nous avons conclu que l'objet devait avoir environ 300 m de diamètre, raconte Duboc.

CONTRE ENQUETE

Erick Maillot, comme le rapport d'enquête, note que la trace radar montre un traffic arrivant de la droite de l'appareil, alors que l'objet a été observé à gauche par les 3 témoins. La corrélation radar-visuelle serait donc remise en cause. Il propose que Duboc n'a pas reconnu l'ovni comme étant probablement un avion cargo Guppy.A propos de cette incohérence radar, Duboc propose une hypothèse ad hoc (Une hypothèse ad hoc (dans ce but en latin) est une hypothèse invérifiable (non testable) avancée dans le but d'expliquer une incohérence) : J'ai pris connaissance de l'enregistrement radar du CODA.

Interview


Interview radio.

Il y a une particularité très
curieuse car la trajectoire de l'ovni nous fait entrer quasiment en collision. La distance minimale sur l'enregistrement est de moins de 1 NM (1 km 852), soit 10 s de vol… Ce genre d'observation est classique en guerre électronique. Les aéronefs militaires modernes sont furtifs, et en même temps capable de synthétiser une image virtuelle d'eux-mêmes en retardant l'écho radar… Si un missile avait été tiré sur cet ovni, qui était au-dessus de Paris, ce serait l'A320 qui aurait vraisemblablement reçu le missile.



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