OVNI - ROSWELL - 1947

Vous remarquerez que je ne parle pas, dans cet article, de l'autopsie pratiquée sur l'E.T. en 1991. Cette information était un canular de bas étage... 

Roswell, mercredi 2 juillet 1947 21:50. Un orage violent s'abat sur les contrées désertiques du Nouveau-Mexique. Le fermier William "Mack" Brazel, dont la ferme se trouve au Nord-Ouest de la ville, entend soudain une violente déflagration. "Mack" Brazel naît en 1899. Fermier éleveur de moutons. Une partie de sa famille (sa femme Maggie, son fils Vernon, 7 ans, Paul et sa fille Bessie, 14 ans) vit à Tularosa (ses autres enfants mariés Bill et Shirley vivent à Albuquerque) tandis qu'il s'occupe de la ferme de J. B. Foster, au nord-ouest de Roswell, et à 30 miles au sud-est de Corona. Le premier voisin est à 10 miles de la ferme, où il loge dans une cabane sans eau ni électricité, et a fortiori sans téléphone.



Lieu du crash récemment.

Dès le lendemain, au petit matin du jeudi 3, il découvre sur ses terres un amas de débris provenant d'un objet qu'il ne peut identifier. Après avoir récupéré quelques-uns des matériaux, Brazel se rend chez ses voisins, Floyd et Loretta Proctor, et leur fait part de sa découverte.
Le dimanche 6, venant avec le projet d'acheter un nouveau pickup Jeep, Brazel arrive dans son camion à Roswell (comté de Chaves), emportant avec lui des échantillons de débris. Il commence par contacter le bureau météo de la ville, qui lui conseille de s'adresser plutôt au sheriff du comté, George Wilcox.



Brazel

Ensemble, ils appellent la base militaire de Roswell. L'officier de renseignement de la base, Jesse Marcel, vient à peine de poser son plateau au Club des officiers qu'on le prévient de l'appel. Au bout du fil, Wilcox, avec Brazel à ses côtés :

Discussion :

Wilcox : Il y a ici un homme, un fermier, qui est venu à la ville pour vendre ses laines. Il vient juste de tondre son mouton, et il m'a dit quelque chose d'étrange et vous devriez être au courant de cela.

Marcel : Eh bien, je suis toutes ouies.

Wilcox : Le nom de cet homme est Brazel. Il dit avoir trouvé quelque chose sur sa ferme qui s'est écrasé, le jour d'avant ou quelques jours avants, et il ne sait pas ce que c'est. Il dit que que cela pourraît bien être intéressant que vous enquêtiez dessus. Je sais que vous êtes l'officier de renseignement de la base.

Marcel : Bon, bien... où puis-je le rencontrer ?



Cabane de Brazel

Wilcox : Eh bien, il va partir d'ici vers 15:30 ou 16:00, mais il est à mon bureau en ce moment. Si vous voulez venir et lui parler maintenant, il sera là à vous attendre.

Frank Joyce appelle comme à son habitude le shériff en quête de nouvelles. Wilcox lui parle de l'histoire Brazel qui est à côté de lui, et Joyce interroge Brazel par téléphone.

Marcel arrive et Brazel lui raconte tout. Marcel, considérant que l'avis de son colonel est nécessaire, propose à Brazel de l'accompagner à la base. Brazel, qui a des choses à faire en ville, propose plutôt qu'ils se retrouvent dans 1 h. Un rendez-vous est entendu au bureau de Wilcox.



Jesse Marcel

De retour à Roswell AFB, Marcel parle de l'affaire au colonel Blanchard, qui recommande de partir sur les lieux avec le personnel nécessaire. Marcel repart avec le capitaine Sheridan Cavitt, du CIC. Il retrouvent Brazel comme prévu, et partent tous les 3 vers les lieux du crash. Il arrivent cependant trop tard, et doivent passer la nuit dans la cabane de Brazel.

Le lundi 7, Brazel amène sur les lieux du crash Marcel et Cavitt, qui passent leur journée à ramasser les débris. En soirée, Brazel est interviewé (enregistré mais jamais diffusé) au domicile de Walt Whiltmore, le propriétaire de KGFL. A l'occasion de son retour à la base tard dans la nuit, Marcel fait une halte à son domicile, dans la ville de Roswell. Il est 02:00 du matin, mais l'incident lui semble suffisamment extraordinaire pour qu'il réveille sa femme et son fils, fier de pouvoir leur montrer les vestiges d'une "soucoupe volante".



Cavitt

Les événements s'accélèrent le mardi 8. A 07:30 Blanchard organise une réunion avec les principaux officiers de la base afin de discuter de l'affaire. Il ordonne au major Edwin Easley de placer des postes de garde sur les routes accédant au champ de Brazel. Cavitt, lui, retourne sur le lieux du crash, accompagné du sergent-chef Lewis Rickett.

A 09:30 (vers midi ?), il appelle le lieutenant Walter Haut, l'officier chargé des relations publiques, pour lui demander de rédiger un communiqué annonçant la capture d'un disque volant et l'apporter lui-même à la presse. Lorsque Haut demande s'il peut voir l'objet, Blanchard lui répond que c'est impossible. Le communiqué est rédigé ainsi : Les nombreuses rumeurs concernant le disque volant sont devenues réalité hier lorsque le bureau du renseignement du 509ème Groupe de Bombardiers de la 8ème Air Force, Roswell Army Air Field, a eut assez de chance pour entrer en possession d'un disque via la coopération d'un des fermiers locaux et du bureau du Shériff du comté de Chaves.



Walter Haut

L'objet volant a atterri sur une ferme près de Roswell la semaine dernière. Ne disposant pas du téléphone, le fermier a entreposé le disque jusqu'à ce qu'il puisse contacter le bureau du Shériff, qui à son tour à prévenu le major Jesse A. Marcel, du bureau du Renseignement du 509ème Groupe de Bombardiers. Une action fut immédiatement entreprise et le disque fut récupéré chez le fermier. Il a été inspecté par le Roswell Army Air Field et par la suite prêté par le major Marcel à des quartiers-généraux de plus haut niveau

Le lieutenant Haut (attaché au Service de Relations Publiques de la base de Roswell) apporte le communiqué peu avant 12:00 à la presse : les radios KGFL, George Walsh de KSWS qui transmet la nouvelle à l'AP, puis Arthur Quiddy au Roswell Morning Dispatch, un journal du matin qui ne peut donc plus publier la nouvelle. Le jour-même, le Roswell Daily Record publie la nouvelle en couverture.



Affidavit du Lieutenant Haut (Un affidavit est un écrit dans lequel on déclare solennellement devant une personne autorisée par la loi, comme un commissaire à l’assermentation) : ICI

L'après-midi, les militaires de Roswell confisquent à Whiltmore la bande enregistrée de l'interview qu'il a faite de Brazel.

Vers 15:00, un bombardier B-29 décolle de la base de Roswell avec à son bord le major Jesse Marcel et quelques sacs de débris. Un 2nd appareil emporte un container scellé, également chargé de l'étrange marchandise. A peine arrivé à Fort Worth, ce précieux colis est transféré dans un autre avion en partance pour Washington. Un appel téléphonique du général Clements McMullen, dirigeant alors le SAC, ordonne que le container soit immédiatement transféré à Washington pour être ensuite acheminé à la base de Wright Field.


Oliver Henderson, un des pilotes du 509ème Groupe de Bombardiers de Roswell, aurait transporté non seulement les débris, mais également 4 petits corps surmontés de larges têtes, couverts de vêtements d'une mantière qu'il n'avait jamais vue auparavant. Pendant ce temps, une conférence de presse est organisée dans le bureau du général Ramey, à Fort Worth. Jesse Marcel y montre les débris de réflecteurs radars en aluminium. L'explication officielle est donnée : la soucoupe volante n'était qu'un ballon météo. Une explication officielle semble convenir aux journalistes qui vont lâcher l'affaire. James Bond Johnson prend des photos.

A 18:17, le bureau du FBI de Dallas transmet par télex une information fournie par un service de la 8ème armée. Le lendemain l'explication du ballon météo est relayée par le Fort Worth Star Telegram et le Roswell Daily Record, qui reprend une interview de Brazel. Son fils Bill découvre toute l'histoire et la photo de son père à la Une du Albuquerque Journal, et part avec sa soeur Shirley à a ferme, où son père n'est toujours pas revenu.

En Septembre, Rickett reçoit l'ordre d'assister Lincoln LaPaz dans le Nouveau Mexique pour tenter de déterminer la vitesse et la trajectoire de l'objet qui s'est écrasé au Nord de la ville de Roswell. Lui et LaPaz découvrent un point d'impact possible à environ 5 miles au nord-ouest du champ de débris. Il découvrent des matériaux identiques à ceux que Rickett avait manipulé, et sont stupéfaits de constater que le sable du terrain du haut-désert s'est crystallisé, apparemment suite à une exposition à une forte chaleur.

Il passent en tout 3 semaines à interroger des témoins et effectuer les calculs qui feront partie du rapport officiel de LaPaz pour le Pentagone. Rickett ne verra pas ce rapport, mais LaPaz lui confiera penser que l'objet en question était une sonde interplanétaire non pilotée. Rickett continue à chercher des réponses, mais Cavitt de discuter du sujet avec lui.

En 1948, Rickett rencontre à nouveau LaPaz, à Albuquerque. Ce dernier est toujours convaincu que l'objet écrasé près de Corona venait d'une autre planète. Dans toutes les réunions qu'il a eut avec diverses agences gouvernementales, dit-il, il n'a jamais rien appris qui contredise cette position.

30 ans plus tard, en 1978, Stanton Friedman, un physicien canadien consacrant sa vie à la recherche ufologique, est invité à donner une conférence à l'université de Louisiane, à Baton Rouge. Les radios et télévisions de la ville profitent de sa présence pour le convier dans diverses émissions. Après l'une de ses interventions, Friedman échange quelques mots avec le patron d'une station de télévision locale. Parlant des ovnis, celui-ci lui dit : La personne avec qui vous devriez parler est Jesse Marcel. Il a touché les morceaux de l'un de ces trucs.

C'est ainsi que Stanton Friedman prend contact avec l'un des témoins majeurs de l'incident de Roswell. Sa surprise est grande lorsqu'il découvre un ancien militaire d'une honnêteté irréprochable, prétendant avoir eu dans ses mains les débris d'un engin non identifié.

Devant l'importance de l'affaire, Friedman décide de démarrer son enquête, et écrit avec Charles Berlitz, en 1980, son premier ouvrage consacré au crash de Roswell. D'autres prendront le relais comme William Moore, Don Berliner, Kevin Randle et Don Schmidt, aidés par le FUFOR, le MUFON et le CUFOS, les trois plus grandes organisations ufologiques américaines. Plusieurs centaines de témoins directs ou indirects sont retrouvés grâce au travail de fourmi réalisé par les enquêteurs. Des milliers de pages de rapports s'amoncellent et permettent de reconstituer lentement le puzzle de l'un des événements les plus controversés de l'histoire de l'USAF. Si l'on en croit les témoins, l'objet écrasé à Roswell en 1947 serait bel et bien d'une importance capitale, suffisamment pour que des menaces aient été proférées à l'encontre des témoins et que le secret soit conservé sous la chape de plomb du silence.

Base Militaire de Roswell.

Au fil de leur enquête, les ufologues découvrent de plus en plus de témoins faisant allusion à ces corps, comme Glenn Dennis, l'employé des pompes funèbres à qui on demanda le temps nécessaire pour obtenir des cercueils de petite taille, ou encore Grady "Barney" Barnett, ingénieur de réputation irréprochable. Ces nouveaux témoignages conduisent progressivement les ufologues à considérer 2 lieux de crash : le champ de Mac Brazel ou l'on aurait retrouvé les débris d'une explosion, puis le site du crash lui-même, situé à quelques dizaines de kilomètres de là. Aujourd'hui, si le doute plane toujours quant à la nature de l'objet écrasé dans le désert du Nouveau Mexique en 1947, on sait maintenant de façon certaine que l'USAF avait à l'époque quelque chose à cacher.

Le 14 janvier 1994 paraît un article du Washington Post annonçant l'intention de Steven Schiff de demander au G.A.O. (General Accounting Office) de faire la lumière sur ce sujet controversé. Le 15 février le GAO avertit officiellement au Secrétaire à la Défense William J. Perry qu'il entame un audit sur les méthodes et procédures utilisées par le D.O.D. (Departement of Defense) pour acquérir, classifier, conserver, et se débarrasser de documents gouvernementaux officiels en rapport avec des incidents de ballon, d'appareil et de crashes similaires.




Lapaz

En Juillet le Bureau du Ministère de l'USAF conclut une recherche exhaustive de fichiers en réponse à la demande du GAO. Le rapport conclut que le précédesseur de l'USAF, l'USAAF, a récupéré des débris d'un projet de ballon de l'AAF, portant le nom de code "Mogul". Les documents trouvés décrivant les recherches menées sous le projet Mogul, dont la plupart ne furent jamais classifiés (et publiquement disponibles) sont collectés, fournis au GAO, et publiés en un volume pour faciliter d'accès au grand public.

Le rapport discute les résultats de cette recherche exhaustive et identifie les sources probables des propos de "corps extraterrestres" à Roswell. Contrairement aux allégations, nombre des documents sont des descriptions non classifiées et largement publiées de réalisations de l'Air Force. D'autres descriptions de "corps" apparaissent comme être des incidents dans lesquels des membres de l'Air Force furent tués ou blessés en service.



Ricket

Les conclusions sont :

Les activités de l'Air Force qui se déroulèrent durant une période de nombreuses années ont été consolidées et sont aujourd'hui représentées comme ayant eu lieu dans 2 ou 3 jours de juillet 1947.

Les "extraterrestres" observés dans le désert du Nouveau Mexique étaient en fait des mannequins anthropomorphiques de test qui étaient transportés en l'air par des ballons de haute altitude de l'U.S. Air Force pour des recherches scientifiques. 



James Bond Johnson

Les activités mimitaires "inhabituelles" dans le désert du Nouveau Mexique étaient des opérations de lancer et récupération de ballons de recherche en haute altitude. Les rapports d'unités militaires qui ont toujours semblé arriver peut après le crash d'une soucoupe volante pour récupérer la soucoupe et l'"équipage", étaient en fait des descriptions précises du personnel de l'Air Force engagé dans des opérations de récupération de mannequins anthropomorphiques. Les propos de "corps extraterrestres" à l'hôpital de Roswell Army Air Field étaient plus probablement une combinaison de deux incidents séparés :

un accident d'appareil KC-97 de 1956 dans lequel 11 membres de l'Air Force perdirent la vie; et
un incident de ballon piloté de 1959 dans lequel deux pilotes de l'Air Force furent blessés.
Le rapport est basé sur une recherche particulièrement documentée appuyée par des documents officiels, des rapports techniques, fims, photographies, et interviews de personnes qui furent impliquées dans ces événements.

Les réponses de l' United States Air Force :

1) Il y avait l'épave d'un appareil extraterrestre à l'arrière d'une ambulance de l'USAF.

Réponse : Les débris provenaient probablement du crash d'un ballon en haute altitude.



Réflexion : Un ballon dans lequel se seraient tenus 4 E.T. ??

2) Il y avait des corps extraterrestres sur le site du crash. Ces corps était sans poils ni cheveux, portaient des combinaisons grises, et ne ressemblaient pas à des êtres humains. Certains témoins déclarent également que les corps ressemblaient à des mannequins ou des poupées de plastique.

Réponse: Ces observations d'extraterrestres étaient des mannequins anthropomorphiques utilisés dans les projets Excelsior et High Dive de ballon en haute altitude :
En 1949, un contrat fut attribué à la Sierra Engineering Company de Sierra Madre, Calif., et les livraisons commencèrent en 1950. Ce mannequin devint rapidement connu comme "Sierra Sam". 

En 1952, un contrat pour des mannequins anthropomorphiques fut passé avec les Laboratoires de Recherche Alderson, Inc., de New York City. Les mannequins construit par les deux compagnies possédaient les mêmes caractéristiques de base : un squelette d'aluminium ou d'acier, une peau de latex ou de plastique, un crâne d'aluminium, et une cavite pour les instruments dans le torse et la tête pour l'installation de jauges de tension, d'accéléromètres, de transducteurs et gyros de vitesse. Les modèles utilisés par l'Air Force furent principalement des versions pour lâché de parachutes et sièges éjectables avec des tolérances de centre de gravité dans un quart de pouce. Les années suivantes les deux compagnies améliorèrent et reconçurent les structures internes et l'instrumentation, mais l'apparence externe de base des mannequins resta relativement constante entre le milieu des années 1950s et la fin des années 1960s. Les mannequins de ce type étaient probablement les "aliens" associés à l'"Incident de Roswell".

Réflexion : Cela suppose que ces mannequins soient tombés au même endroit que le ballon ?? (explication des débris)

3) Des corps extraterrestres avaient moins de 5 doigts.

Réponse : Les témoins doivent avoir vu des mannequins avec des doigts cassés ou manquants. Les mannequins étaient souvent endommagés lors de leurs lâchés en haute altitude.

4) Ils y avait des "body bags" et des brancards avec lesquelles l'USAF a dû transporter les corps extraterrestres.

Réponse : Les brancards et les body bags étaient couramment utilisés pour transporter les lourds mannequins durant le projet Excelsior.

Réflexion : Pourquoi placer des mannequins dans des body bags ? Qu'ont-ils de si mystérieux ?

5) Une "créature" marchait d'elle-même dans l'hôpital de la base USAF de Walker.

Réponse : Avec ses blessures à la tête, décrites par ses propres collègues comme "grotesques", le capt. Dan D. Fulgham (des jours après un accident de ballon dans lequel sa tête fut bloquée sous la gondole d'un ballon) fut probablement à l'origine de rapports d'un extraterrestre marchant dans l'hôpital de la base USAF de Walker.

Réflexion : Voici la "tête" de l'E.T.



Le capitaine Fulgham. Un E.T. ?? De qui se moque-t-on ?

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