OVNI - Téhéran (Iran) - 1976

Le phénomène observé par plusieurs centaines d’individus se range dans la catégorie dite D, ces objets observés qui n’ont pu être identifiés. Il faut souligner que des traces ont été relevées sur des écrans radars et que le comportement de l’objet s’est révélé anormal du point de vue de ce que la technologie existante peut produire. Bref, on ne peut expliquer ce qu’on a observé. Il ne s’agit pas de considérer cette apparition comme la preuve formelle de l’existence d’extra-terrestre, mais de montrer l’impuissance des observateurs à identifier cet objet comme un aéronef connu. A partir de ce constat il existe plusieurs hypothèses, il n’y a rien sur lequel on puisse conclure tant que cela n’a pas été démontré. Chacun est libre de se faire sa propre idée sur le sujet, et le but n’est pas de conclure à l’existence de petits hommes verts mais de mettre en évidence le fait que ces manifestations ont des origines inconnues.

On peut bien sûr émettre de nombreuses critiques (et elles sont les bienvenues) sur toutes les informations reçues, cependant il est indéniable que dans le cas de Téhéran, bien connut des ufologues, des observations ont été faites, deux avions ont subit des défaillance de leur système électronique alors qu’ils tentaient de s’approcher de l’OVNI, et des échos radars ont été relevés. Voilà les faits tels qu’ils sont rapportés dans les documents officiels : Téhéran, le 18 septembre 1976 vers 10h du soir. Le contrôleur aérien Houssein Pirouzi, dont le radar ne fonctionne pas pour cause de maintenance reçoit quatre appels provenant d’observateurs au sol tous situés dans le nord-est de la ville qui rapportent la présence d’un objet lumineux aux couleurs variables dans le ciel. Le nombre d’appels rapportant le même phénomène le pousse à vérifier visuellement la présence de l’objet à la jumelle. La description qu’il fait de l’OVNI est la suivante : Sa forme était rectangulaire, probablement long de sept à huit mètres et 2 mètres de haut. « D’après mes observations ultérieures », dit Pirouzi, « je dirais que c’était probablement cylindrique. Les deux extrémités pulsaient.

La couleur était bleu-blanchâtre. Il y avait aussi une petite lumière rouge qui tournait sur une orbite circulaire autour de la section centrale du cylindre. Cela me rappelait les lumières clignotantes d’une ambulance, mais cela ne clignotait pas. » « Le mouvement circulaire de la lumière rouge n’était pas continu. Tous les quarts de tours, elle s’arrêtait pour une fraction de seconde. Je dirais qu’il fallait 1 ou 2 secondes pour effectuer un tour complet. » À partir du haut de la tour, Pirouzi était capable de voir encore un autre mouvement insolite. L’objet non identifié oscillait comme une bascule, les deux extrémités décrivant des arcs de 20°.  Pirouzi reconnut : « J’étais stupéfait. Je ne savais pas que penser. Il y avait là de toute évidence un objet étrange dans le ciel, directement au-dessus de Téhéran. Je ne pouvais voir les détails que j’ai décris qu’au moyen des jumelles. À l’oeil nu et à la distance à laquelle je me trouvais, cela ressemblait à une très grande étoile, très bas dans le ciel, sans les scintillations, évidemment.
Je l’observais pendant environ cinq minutes, toujours au même endroit. Alors cela disparu. Je balayais le ciel avec mes jumelles, jusqu’à ce que je localise
un objet près de 4 km plus vers le sud. Je suis sûr que c’était le même objet, mais son apparence était différente. C’était un cercle de couleur bleue, probablement d’un diamètre d’environ 6 mètres. [Puisque cette évaluation est approximative, il pourrait s’agir du même objet cylindrique, vu parallèlement à son axe.]

J’ai pu l’observer pendant environ 3 minutes, avant qu’il s’éclipse. Mais cette fois, il était facile de le retrouver. Il se trouvait seulement un peu plus au sud et un peu plus haut. La forme était de nouveau différente. Cela avait l’air d’un ventilateur, avec parfois trois et parfois 4 pales pendantes et effilées. Ces pales n’avaient pas de contours nets. C’était flou. Près du ‘moyeu’, elles étaient d’un orange foncé qui se dissolvait en jaune vers les pointes. Le moyeu lui-même était constitué de deux surfaces colorées. Il semblait y avoir une grande surface verte et puis un noyau plus petit, qui avait l’éclat d’un morceau de charbon chauffé au rouge. Entre-temps, des collègues de Pirouzi étaient sortis sur la terrasse. Il y en avait même une demi-douzaine. Ils voyaient les mêmes formes générales que Pirouzi, mais l’un d’eux pensait que l’objet avait plus l’apparence d’un fer à cheval orange-rouge, avec du bleu entre les deux branches. Pirouzi, ne voulant pas se disputer, dit que la forme changeait tellement souvent, qu’une description unique ne serait pas suffisante.


Document 1 du Département de la Défense.

Il a vu lui-même quatre formes différentes : le ‘cylindre’ initial avec des extrémités bleues, le disque bleu de 6 m de diamètre, l’objet ressemblant à un
ventilateur et par la suite, un ‘cylindre’ vu de côté, dont le coin supérieur gauche était courbé au lieu d’être anguleux Il disparaissait apparemment de la vue des observateurs à la tour de contrôle, pour réapparaître presque instantanément à un autre endroit du ciel, des kilomètres plus loin. Il changeait aussi d’apparence. Par exemple, « quand il réapparu à peine quelques secondes plus tard, près de 2 km plus loin, je le vis aussi brillant que le soleil. Il était tout jaune, comme une étoile, mais beaucoup plus gros. Ensuite, il m’apparut comme une étoile de mer », donc avec des extensions réelles ou apparentes. Pirouzi savait maintenant que l’étrange objet était réel, malgré ses changements d’apparence et ses sauts brusques d’un endroit à un autre, mais il devait s’occuper du trafic aérien. Il n’y avait pas d’atterrissage prévu. Pendant l’heure suivante, il y eut cependant quatre avions qui ont traversé sa zone de responsabilité. Ils se mirent à rapporter par radio qu’ils captaient un signal de détresse, provenant normalement d’un transmetteur aéroporté automatique. Le premier rapport venait d’un avion de la BOAC qui demanda : « Avez-vous un avion qui s’est écrasé dans votre territoire ? Nous recevons un signal automatique sur 121.12 MHz. » Nous avons répondu qu’il n’existait pas d’avion écrasé ou manquant dans notre secteur et que personne n’avait fait d’atterrissage forcé. Ensuite des avions de la Swissair, de la Lufthansa et d’Iran Air signalaient tous qu’ils entendaient un signal de détresse.



Missile AI3-9X

A 00H30 il prévient le quartier général de la force aérienne de Téhéran où l’officier de garde lui confirme la présence de l’objet à environ 6000 pieds. Il téléphone alors au Brigadier Général Nader Yousefi de l’IIAF (International Iran Air Force) qui après avoir constaté de ses propres yeux le phénomène dépêche un F-4 et ordonne au pilote d’établir un contact visuel avec l’OVNI, celui-ci vérifie sur son radar la présence de l’objet et se dirige vers lui, à une distance de 15 miles, son système de communication et une partie de l’électronique embarqués cessent brutalement de fonctionner. L’OVNI disparaît alors brutalement, les systèmes défaillants se remettent en route et le pilote constate sur son radar que l’OVNI se trouve alors à une distance de 50 miles. Il s’ensuit une prise en chasse de l’OVNI par le F-4 qui se déroule de la même façon. Dès que le chasseur se rapproche, ses instruments sont hors service. Cependant il ne peut pas rivaliser avec la vitesse de déplacement de l’OVNI qui fait volte face et le dépasse, retournant vers Téhéran. Une fois que la radio se rétablit, le chasseur capte le signal de détresse mentionné précédemment. A court de carburant, le chasseur est contraint de retourner à sa base. Un deuxième F-4 prend son envol vers 01h40, celui-ci repère à son tour l’OVNI et connaît les mêmes problèmes techniques que le précédent pilote.

Document 2 du Département de la Défense.

C’est alors qu’un premier objet lumineux se détache de l’OVNI qui est également vu par Pirouzi et les observateurs de la tour de contrôle. Cet objet se dirige vers le F-4, se sentant menacé le pilote cherche à tirer un missile à guidage infrarouge (AIM-9) mais le panneau de contrôle de l’armement se déclare hors service ainsi que la radio et l’intercom (système de communication entre le pilote et le co-pilote). L’objet le dépasse et rejoint l’objet principal pour ne former plus qu’un. Le pilote amène son avion à 50 000 pieds et tente une nouvelle approche, mais se rétracte et communique alors à la tour de contrôle : « c’est trop dangereux je retourne à la base. » Alors qu’il se trouve en phase de descente le pilote signale que l’objet se divise à nouveau et un objet lumineux issu de l’OVNI principal descend vers le sol en éclairant une zone de 2 miles autour de lui. L’objet atterri à proximité d’une raffinerie au sud-est de Téhéran. L’OVNI principal décrit alors des cercles autour de celui-ci. Le général ordonne au F-4 de se rapprocher des deux objets, celui-ci s’exécute et comme à chaque fois que celui-ci se trouve à une distance de 20 miles de l’OVNI, toutes les aides à la navigation se coupent. A court de carburant, l’avion est obligé de rejoindre sa base, effectuant plusieurs tours avant d’atterrir car les deux pilotes avaient perdu leur vision nocturne en raison de la forte luminosité de l’objet.


Document 3 du Département de la Défense.

Le lendemain une équipe est dépêchée sur les lieux supposés de l’atterrissage de l’objet (le lit d’un lac asséché) pour effectuer des recherches, un journal local indique qu’ils ne trouvèrent rien d’inhabituel. Plusieurs rapports ont été effectués à la suite de cet ‘incident’, dont un émanant de l’attaché militaire, ainsi qu’un rapport émanant du DIA (Defence Intelligence Agency).



Phantom F4

Voici ses conclusions :

Sous la rubrique ‘remarques’, l’analyste à ajouté : « Un rapport exceptionnel. Ce cas est un classique, qui répond à tous les critères requis pour une étude valable du phénomène ovni : 

a. L’objet a été vu par plusieurs témoins à partir de différents endroits (Shamiran, Mehrabad, le lit du fleuve asséché) et différents points de vue (aéroportés et au sol).

b. La crédibilité de beaucoup des témoins était élevée (un général de la Force aérienne, des équipages qualifiés de vol et des contrôleurs aériens
expérimentés.)

c. L’observation visuelle fut confirmée par radar.

d. Des effets électromagnétiques similaires ont été rapportés par trois avions distincts.

e. Il y eut des effets physiologiques semblables sur certains membres d’équipage (perte de vision nocturne due à la luminosité de l’objet).

f. Les ovnis ont fait preuve de manoeuvrabilité dans des proportions inhabituelles. »

Le même OVNI a été observé au Maroc 3 à 4 heures plus tard, dans un document provenant de l’ambassade américaine de Rabat, Maroc destinée au Département d’Etat américain daté du 25 septembre 1976 :
Sujet : Demande d’info. Objet Volant non Identifié



Phantom

La police marocaine a reçu de nombreux témoignages à propos d’un objet volant de manière parallèle à la côte atlantique à une basse altitude. Il s’agit d’un objet à la forme circulaire ou cylindrique de couleur argentée et lumineux, et émettant par intermittence des éclairs lumineux. Il n’émettait aucun bruit. L’un des responsables anonymes de l’ambassade a déclaré avoir vu l’objet de ses propres yeux et qui paraissait se déplacer lentement comme un avion se préparant à atterrir. Dans un premier temps il avait une forme circulaire puis au fur et à mesure qu’il se rapprochait il prit une apparence cylindrique. La similitude avec ce qui a été observé à Téhéran quelques heures plus tôt semble frappante. De plus un satellite le DSP-1 spécialisé dans la détection de missiles balistiques par une méthode infrarouge a révélé par ses enregistrements qu’il avait détecté la trace de l’OVNI de Téhéran. 

Ce satellite qui possède en mémoire la trace infrarouge de beaucoup d’avions pour pouvoir les identifier n’a pas été
en mesure d’analyser la trace de l’OVNI, ces informations ont été obtenues par Lee Graham et Ron Reghr d’Aero-Jet en Californie. Ce cas, considéré comme l’un des plus marquants de l’histoire de l’ufologie, ne prouve bien évidemment pas l’existence des extra-terrestres, aucun contact n’a pu être établit avec l’OVNI et aucun des deux avions n’a pu s’en approcher suffisamment près pour pouvoir l’identifier formellement. Cependant il s’agit bien de ce que l’on appelle un PAN, Phénomène Aérien Non identifié, de nombreux témoins, une poursuite orchestré par des pilotes militaires, ainsi qu’une confirmation d’un satellite sont autant de ‘ preuves ‘ que chacun de vous peut essayer de confirmer ou d’infirmer.

Merci aux sources : ICI

- Haut de page -

 
 



Créer un site
Créer un site