UNE SOUCOUPE VOLANTE BIEN ETRANGE



- LE CAS DE TRANS-EN-PROVENCE -


OVNI - Trans en Provence

Renato Nicolaï - Témoin direct

Ce n'est pas un hasard si le cas de Trans en Provence est devenu un classique des annales de l'étude des Phénomènes aérospatiaux non identifiés. A nouveau,
le travail exemplaire des gendarmes, l'enquête menée par le Gepan, la rigueur des annalyses menées sur les échantillons par plusieurs laboratoires scientifiques ainsi que la totale adéquation récit-témoin-traces, sont autant d'éléments solides qui ont aidé à construire une preuve. Rapide résumé des événements, en soulignant les points qui démontrent, scientifiquement, qu'un objet physique et non identifié s'est posé, puis a redécollé, sous les yeux éberlués d'un homme de 52 ans en cette fin de journée de janvier 1981…

LES FAITS

Nous sommes le jeudi 8 janvier 1981. Renato Nicolai est en arrêt maladie (infarctus). Aussi profite t-il de celle belle fin d'après-midi pour terminer dans son jardin la réalisation d'un petit abri à pompe en parpaings et béton (sa femme travaille, elle est absente du domicile).Vers 17 h, très peu de temps avant que le soleil ne se couche, Nicolai entend un léger sifflement, il lève le regard vers le ciel. L'émetteur de ce bruit anormal est un objet qui ne ressemble ni à un avion ni à un hélicoptère (pas d'ailes, pas de gouverne, pas de pâles, pas de moteur apparent). Sa trajectoire descendante l'amène à s'immobiliser, avec un bruit de choc brutal, sur une restanque en contrebas, à quelque 50 mètres. Nicolai s'approche et s'immobilise derrière un cabanon. De sa cachette improvisée, à 20 mètres de l'endroit de l'atterrissage, il observe à loisir l'étrange ” engin ” posé sur le sol : 2 ” bols ” de couleur métallique (tonalité plomb) accolés l'un sur l'autre et séparés par une sorte de couronne métallique. Sa taille est d'environ 2 mètres 50 de diamètre sur 1 mètre 80 de hauteur. Il n'a ni porte, ni hublot, ni aucune aspérité. Pas plus de fumée que de lumière.

OVNI - Trans en Provence

Moins d'une minute plus tard, l'objet décolle en soulevant un peu de poussière, puis disparaît à grande vitesse dans le ciel. Juste avant, Nicolai a eu le temps d'apercevoir 4 petites ouvertures circulaires sous l'engin. Abasourdi, il franchit les quelques mètres : une trace est bien visible. Ne pourrait-il pas s'agir d'un prototype militaire secret provenant du Camp de Canjuers ? se demande t-il.Le soir, Renato Nicolai raconte son observation à son épouse. Elle pense, incrédule, à une plaisanterie ou une fatigue passagère de son mari. Le lendemain matin, elle constatera qu'une trace anormale est bien présente dans le jardin. Du coup, madame Nicolai prévient ses voisins qui alertent, eux, la gendarmerie.

Voici comment Renato Nicolai déposa face aux gendarmes de Draguignan, le 9 janvier 1981 :” Depuis le mois de novembre 1979, je ne travaille plus. J'étais employé à la SNCI. La société a fermé ses portes et j'ai été licencié. Je touche une pension d'invalidité car, en 1973, j'ai été victime d'un malaise cardiaque. Hier, le 8 janvier 1981, comme pratiquement tous les jours, j'étais en train de bricoler. Mon attention a été attirée par un léger bruit, une sorte de petit sifflement. Je me suis retourné et j'ai vu en l'air un engin qui se trouvait à la hauteur d'un gros pin en bordure du terrain. Cet engin qui ne tournait pas descendait vers le sol. Je n'entendais qu'un léger sifflement. Je ne voyais pas de flemmes, ni au-dessus ni autour de lui. Pendant qu'il continuait à descendre, je me suis approché en me dirigeant vers le petit cabanon construit en dur au-dessus de ma maison. Lorsque je me suis placé contre le mur du cabanon, je voyais très bien par-dessus le toit car ce cabanon est construit également sur une restanque. Je me trouvais sur la restanque supérieure à environ 1 mètre 20 du toit. De là j'ai bien vu l'engin sur le sol.

OVNI - Trans en Provence OVNI - Trans en Provence

Aussitôt, il s'est élevé, toujours en émettant un sifflement léger. Arrivé au-dessus des arbres, il est parti assez rapidement en direction de la forêt. C'est à dire en direction du nord-est .Lorsqu'il s'est soulevé, j'ai vu en dessous 4 ouvertures par lesquelles ne s'échappaient ni flammes ni fumée. Il a soulevé un peu de poussière lorsqu'il a quitté le sol. Je me trouvais à ce moment-là à une trentaine de mètres du lieu d'atterissage. Je me suis ensuite approché de l'endroit et j'ai remarqué un cercle d'environ 2 mètres de diamètre. A certains endroits, sur la courbe du cercle, existent des genres de traces de ripage.

L'engin avait la forme de 2 assiettes renversées l'une contre l'autre. Il avait la couleur du plomb et possédait une nervure tout autour de sa circonférence. Sous l'appareil, j'ai vu, au moment ou il se soulevait, 2 genres de pièces rondes qui pouvaient être des réacteurs ou des pieds. Il y avait aussi 2 autres cercles qui ressemblaient à des trappes. Les 2 réacteurs ou pieds dépassaient légèrement sur 20 centimètres en dessous du corps de l'appareil. Je n'ai ressenti aucun trouble ni de la vue ni de l'ouie “.

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Conformément au ” livret gendarmique “, le site sera isolé, la trace constatée et examinée, des photographies prises, des échantillons prélevés. On alerte le CNES (le 12 janvier par télex). Le témoin est interrogé. Les gendarmes constatent ” la présence de 2 cercles concentriques, l'un de 2 mètres 20 de diamètre, l'autre de 2 mètres 40 de diamètre. Les 2 cercles laissent apparaître une couronne de 10 centimètres d'épaisseur. Sur cette couronne, sont nettement visibles 2 parties diamétralement opposées de 80 centimètres environ, qui présentent des stries noires semblables à des traces de ripage “.

Lorsque j'ai interrogé (JJ Velasco) longuement Renato Nicolai, le 17 février 1981, je n'ai noté aucune discordance avec le PV de gendarmerie qui mènera 2 campagnes de prélèvement végétal : le 9 janvier 1981, dans la trace (1 mètre 50 du centre), et le 23 janvier, à 20 mètres de la trace, pour l'échantillon témoin. Pour sa part, le Gepan procèdera à des prélèvements à partir du centre de la trace, sur la périphérie et à des distances croissantes, jusqu'à 10 mètres du centre.Visiblement, Nicolai était une personne honnête, il était simplement étonné par ce qu'il a vu. Il ne cherchait rien d'autre qu'à apporter les faits d'une façon détaillée et objective.Son oeil exercé de professionnel du bâtiment a comparé la taille des ouvertures sous l'objet à un ” seau de maçon “. Grâce à lui, j'ai mené plusieurs reconstitutions de premier ordre. Sa description de l' ” engin ” comme il l'appellera tout au long de l'entretien d'environ 2 mètres 50 de diamètre sur 1 mètre 70 de hauteur, s'avèrera en parfaite adéquation avec l'empreinte au sol.

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Quelle était la nature de cet engin, ai-je demandé à Renato (il m'avoua ” admirer les performances de vol et de précision d'atterissage “) ? Pour essayer de répondre, il passa en revue tous les objets volants (avions et hélicoptères) et conclut : ” Ce n'est pas possible d'attérir ici, il y a des endroits dans la vallée beaucoup plus pratiques, beaucoup plus plats “.Etat-ce un ovni ? Nicolai fut dérouté par ma question. Le mot ” ovni “, qu'il avait entendu à la télévision, n'avait pas de signification pour lui… Ce qu'il avait vu devait être un ” engin militaire inconnu ” provenant du camp de Canjuers, tout proche (” C'est sans doute un engin militaire, il y en a à côté “)…Donc, aucun indice d'une fraude de la part du témoin. Aucune explication de type ” confusion avec des appareils connus “, en particulier militaires, et ce pour au moins 2 bonnes raisons : l'objet était quasiment silencieux (un rotor, bruyant, aurait brassé une quantité d'air phénoménale et effacé sinon endommagé la trace). Son pilotage était ultra précis (il s'est posé à environ 20 centimètres du mur de la restanque. Nicolai : ” l'engin était presque sur le mur… “).

Une demande de renseignements auprès des des autorités civiles et militaires a fait apparaître qu'un hélicoptère léger de l'ALAT avait survolé la région, mais vers 16 h 30, soit près d'une demi-heure avant l'observation. Lorsque j'ai examiné (JJ Velasco) la trace sur le sol, j'ai constaté le tassement de la terre, la présence des stries en 2 endroits opposés situés sur la couronne. J'ai dressé un relevé topographique, pris des photographies et prélevé des échantillons (terre et luzerne sauvage)…Le Gepan a ensuite mis en application les procédures élaborées avec différends laboratoires de recherche dans plusieurs disciplines scientifiques (toxicologie végétale, mécanique des sols, etc.). Chaque laboratoires'est vu remettre des échantillons de terre prélevés sur la trace elle-même (couronne) ainsi que des échantillons témoins provenant de différends endroits du site.

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Les 3 opérations de prélèvements menées sur la zone. Le 9 janvier, 2 prélèvements réalisés par la gendarmerie, P1 (échantillon de terre) et N4, N8 (plants de luzerne sauvage). Le 23 janvier, et à la demande du laboratoire d'analyse biochimique, la gendarmerie procède à de nouveaux prélèvements de végétaux à une vingtaine de mètres de la trace (prélèvement végétal N11, N15). En date du 17 février, le Gepan procède à une nouvelle série de 8 prélèvements végétaux notés de E1 à E8 sur des plants de Luzerne sauvage et autres. Enfin, un prélèvement en vrac de sol témoin (P2) a été réalisé en dehors de la zone de trace, 3 ou 4 mètres plus loin sur la terrasse.But des analyses : dégager, s'il y a lieu, les effets thermiques, mécaniques et chimiques sur la trace et le sol alentour, résultant de l'interaction phénomène-sol-végétation.

La conclusion de l'ensemble des analyses se résume ainsi :

* Une forte pression mécanique probablement due à un choc a été exercée en surface.
* Modification de structure superficielle au sol (stries et érosion).
* Echauffement thermique du sol, peut-être consécutif au choc et dont la valeur n'a pas excédé 600 °C.
* Eventuel apport de matériaux sous forme de traces décelables sur les échantillons analysés : faible quantité de fer ou d'oxyde de fer sur les grains de calcaire et une faible quantité décelée de phosphate et de zinc.

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Résultats sur la végétation (luzerne sauvage ou medicago minima).

C'est la partie la plus pertinente de l'enquête. Des échantillons de végétation (prélevés selon un protocole rigoureux) furent confiés au professeur Michel Bounias, chef du laboratoire de biochimie végétale de l' Institut national de recherche agronomique (Inra), un grand expert en matière de toxicologie végétale.
Etait-il possible, par ce biais, de mettre en evidence la présence d'un événement spécifique et original survenu sur medicago minima ?
Oui, Michel Bounias nota ces modifications : 4 jours après l'observation de Renato Nicolai, la luzerne avait subi un traumatisme (affaiblissement du processus de sa photosynthèse, notamment sur les chlorophylles et le carotène). Idem pour les jeunes pousses, au vieillissement prématuré (effets non constatés sur les plants témoins). Autant dire que le phénomène avait largement influé, de manière physique, sur l'environnement… 40 jours après, les concentrations de l'appareil photosynthétique se révélaient encore bien inférieures à la normale.2 ans après l'enquête du Gepan, l'Inra procédera à une autre série de prélèvements sur le site. En les analysant, on s'apercevra que les effets particuliers ont pratiquement disparu. Michel Bounias propose différentes hypothèses :

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* Un traumatisme chimique ? Impossible. Les effets des herbicides sur les plantes sont bien connus et donnent des résultats autres que ceux constatés dans ce cas précis (et il n'a pas été retrouvé de résidus de composés chimiques en accord avec cette hypothèse).

* Un traumatisme physique ? le scientifique élimine l'échauffement et la foudre, insuffisants pour expliquer ce cas précis. Idem pour les radiations ionisantes qui, si elles sont en mesure de provoquer les effets observés, n'ont pas été détectées.

* Des champs électromagnétiques (micro-ondes pulsées ? C'est l'hypothèse retenue par le professeur Bounias au vu des modifications du métabolisme des plantes (acides aminés et chlorophylle).

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Les analyses biochimiques de la photosynthèse, des sucres, des lipides et des aminoacides montrent que la végétation sur et aux alentours de la trace a été affectée par un phénomène extraordinaire qui a laissé une empreinte. Le témoin l'associe à un engin inconnu - silencieux et en forme de soucoupe - qui a occasionné des mutations cellulaires anormales.L'ensemble de ces éléments ne laisse aucun doute sur la présence d'un ovni, au sens précis du sigle, ce jour-là, à Trans-en-Provence. Qu'on le veuille ou non.Car les détracteurs n'ont jamais manqué. On a critiqué les analyses biochimiques du professeur Bounias et, dans une moindre mesure, on s'en est pris à la personnalité de Renato Nicolai.Dans les 2 cas, les détracteurs ne semblent pas de bonne foi. Michel Bounias a appliqué les procédures élaborées et approuvées par le conseil scientifique du Gepan. Or, elles reposent sur la méthode expérimentale ” en double aveugle ” : on recueille des échantillons sur la zone concernée selon une distribution élaborée géométriquement. Et l'on prélève bien entendu un exemplaire d'échantillons témoins hors de cette zone. Le Laboratoire n'avait aucune connaissance précise ni de l'échantillon, ni de la zone ou il avait été prélevé.


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Quant à Renato Nicolai, ses dires ont été analysés selon des prcédures établies par des spécialistes dans l'étude de témoignages (psychologues). Ils n'ont révélé aucun signe d'une quelconque subjectivité émotionnelle.

Trans-en-Provence a été l'aboutissement de plusieurs facteurs qui ont permis de réaliser une enquête de haute qualité. Les procédures d'intervention ont été validées. On a recueilli des faits testimoniaux associés à des effets sur l'environnement. La relation témoin-trace a été avérée. On a montré la réalité physique d'un objet artificiel posé au sol, marqué par une empreinte mécanique atypique, avec effets biochimiques sur la végétation (plants de luzerne altérés par des rayonnements électromagnétiques micro-ondes).

Au final, on a prouvé la nature inexpliquée et inconnue de l'objet volant. On a établi qu'il était lenticulaire (traces). Pesant (traces). De nature metallique (fer, zinc). Silencieux (voisins proches non alertés).Reste une constante, évoquée pour de nombreux cas : l'action de micro-ondes. Peut-être liées au mode de propulsion ?

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