(Source : Le Triangle des Bermudes)

Site en l'honneur du pilote (en anglais)


Moins d’un an après la disparition de Star Tiger dans le triangle des Bermudes, un second Tudor IV, Star Ariel, disparut à son tour sans laisser de trace dans la même zone. Nous sommes le 17 janvier 1949. Star Ariel, un Avro Tudor IV de la compagnie B.S.A.A.C. (British South American Airways Corporation), attend sur l'aérodrome de Kindley aux Bermudes. L’avion revient de la Jamaïque.
Un autre Tudor IV de B.S.A.A.C. (Star Panther) vient de se dérouter aux Bermudes suite à une panne moteur. L’atterrissage se déroule sans problème, mais l’avion ne pourra pas repartir. Star Ariel est alors désigné pour poursuivre le voyage avec les 13 passagers. On lui refait le plein de carburant, les 13 passagers montent à bord et l’avion décolle à destination de la Jamaïque.
Les conditions météos sont bonnes, ce qui laisse présager un voyage agréable. Après une heure de vol, le pilote annonce à la radio :

OATC -- La Guardia, New York,
B.S.A.A.C. Kindley Field, Bermuda,
B.S.A.A.C Kingston, Jamaica,
J’ai décollé de l’aérodrome de Kindley à 8:41 du matin. J’estime mon arrivé à Kingston à 14:10. Je vole à 18000 ft et la visibilité est bonne. A 9:32, j’ai déjà parcouru 150 NM [280 km] en direction du sud de l’aérodrome de Kindley. J’estime arriver au 30°N à 9:37. Vous acceptez ? 

 
 
 
John McPhee le pilote du Star Ariel

A 9:42, un second message est envoyé : J’ai passé 30°N à 9:37. Je change de fréquence pour MRX [Kingston] Et puis, plus rien. Depuis ce dernier message radio, plus aucun message de Star Ariel est entendu. L’avion n’est jamais arrivé à destination.
A 15:25, les opérations de recherche sont lancées. Deux avions et un navire chercherons plusieurs heures sans trouver la moindre trace de Star Ariel et de ses occupants. Comme dans le cas de la disparition de Star Tiger un an plus tôt, l’enquête manque d’élément probant.
Cependant, durant l’enquête, un phénomène étrange est mis en évidence : alors que les conditions météos étaient bonnes, la journée a été marquée par des problèmes de communications affectant aléatoirement certains avions appelant certaines stations radio dans la région. Ces problèmes vont du simple brouillage des transmissions jusqu’à des blackouts durant parfois jusqu’à 10 minutes.



Les enquêteurs découvrent que Star Ariel n’a jamais été entendu sur la fréquence MRX. Pourtant l’équipage avait bien dit qu’il quittait la fréquence des Bermudes pour rentrer sur la fréquence MRX (fréquence de Kingston). Les procédures demandent à ce que l’équipage s’annonce sur la nouvelle fréquence, mais les contrôleurs de Kingston affirment qu’ils n’ont jamais entendu Star Ariel. Peut-être la liaison a-t-elle été affectée par les brouillages radio. Mais d’autres stations écoutaient sur la fréquence MRX (New York, Miami, Nassau, Havana, et Balbao) : personne n’a entendu Star Ariel.
Si l’avion ne pouvait pas émettre sur la fréquence MRX, l’équipage serait assurément revenu sur la fréquence des Bermudes. Et pourtant, l’avion n’a pas été entendu sur cette fréquence non plus.


La conclusion est indéniable : l’équipage n’a pas transmis sur la fréquence MRX car Star Ariel a disparut quelques minutes, voir quelques secondes, après son dernier message de 9:42. Et pourtant, l’équipage n’avait rien remarqué d’anormal. La perte de l’appareil a donc été soudaine et brutale, comme bien souvent dans les disparitions au-dessus du triangle des Bermudes. Mais les causes et la nature de l’accident restent un mystère.

 

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